• Dimanche
    Cultes à 9:00 et 11:00
    Cultes des enfants à 9:00 et 11:00
    Mardi
    Réunion de prière à 19h30
  •  
     
     
    Adresse : 12 rue des Beaux soleils, 95520 Osny
  •  
     
     
    La Citadelle, votre église évangélique de Cergy Pontoise, vous souhaite la bienvenue !

 Réunion de prière du 28 mai 2024

 

Le message sera retransmis en direct sur YouTube dimanche à partir de 09h30 et mardi à 20h00 (cliquez sur l'image ou ici).


Deux cultes en présentiel tous les dimanches  : 09h et 11h

Deux cultes pour les enfants sur les memes horaires

Réunion de prière et partage biblique tous les mardis : 19h30


Donnez-nous de vos nouvelles à l'adresse contact@monegliseacergy.com

 

 

La Citadelle votre église évangélique de Cergy Pontoise 12 rue des beaux soleils 95520 Osny vous souhaite la bienvenue !

Pasteur Jérémie Poulet

De l'humiliation à la restauration

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Jérémie Poulet, pasteur à l'Église de Bordeaux Rive Droite et qui a été au milieu de nous au cours de ce dernier weekend de septembre, a eu à cœur de nous parler d'une femme exceptionnelle, Anne.

Cette femme est une source d'inspiration pour nous tous et pourtant, elle n'est qu'une femme « normale », avec ses rêves et ses déceptions.

Le texte de référence se trouve dans 1 Samuel 1:2-20. La question se détachant de ce passage est comment passer de l'humiliation à la restauration? En effet, quel que soit notre échec ou le passage peu glorieux par lequel nous passons dans notre vie, Dieu veut nous restaurer. Ce qui est mort peut être ramené à la vie !

Aimée, mais stérile

Nous lisons au verset 2 qu'Elkana « avait deux femmes, dont l'une s'appelait Anne, et l'autre Peninna; Peninna avait des enfants, mais Anne n'en avait point. » Le fait d'avoir deux épouses n'a jamais été la volonté de Dieu mais il faut se rappeler que dans la culture de l'époque ce n'était pas inhabituel qu'un homme prenne une seconde épouse si la première était stérile. Elkana et Anne n'avaient pas d'enfants, donc il avait pris une autre épouse, Pennina, pour s'assurer une descendance. Ils ont fait comme Abraham alors que cela lui avait amené des complications.

Elkana aimait Dieu passionnément et il craignait Dieu. A cette époque pour célébrer Dieu, on montait une fois par an à Silo pour sacrifier des animaux à Dieu (verset 3). Cependant, dans ces moments de joie, Anne était malheureuse car elle ne pouvait pas avoir d'enfants.
Nous pouvons comprendre aisément une telle attitude, car bien des fois des circonstances ou situations nous empêchent de nous réjouir dans la maison de Dieu, et même nous oppressent.

Entre blessures et maladresses

Anne était au contact de Pennina qui la « mortifiait ». Cette seconde épouse était jalouse et elle faisait tout pour lui faire du mal. Le prénom de Pennina signifie "corail", et si le corail est beau, il peut blesser profondément quand on s'y frotte. le Pasteur Jérémie Poulet en a fait l'expérience a Tahiti et il a fallu frotter la plaie avec du citron pour éviter l'infection. C'était très douloureux. Cependant Anne ne pouvait pas échapper au venin de Pennina car elles étaient toutes deux les épouses d'Elkana.

Anne aurait dû avoir le soutien de son époux, mais il était maladroit avec elle. À la table du sacrifice, Elkana associait sa famille aux réjouissances et, pour manifester son attention envers son épouse, il lui donnait une portion double. Mais Anne n'avait pas le cœur à manger, et surtout pas une assiette supplémentaire. Son époux essayait de l'encourager en disant est-ce qu'il ne vaut pas mieux que dix fils, mais un mari ne remplacera jamais un enfant. Ses mots étaient maladroits.

Anne pleurait et ne mangeait pas, mais elle n'en resta pas là et elle se rendit à la maison de Dieu. Là elle rencontra Eli, représentant l'autorité de Dieu. Mais il ne voyait pas la blessure d'Anne et il pensait, en la voyant murmurer, qu'elle était ivre (versets 12-14). Cependant Anne avait répandu son âme devant l'Éternel et grâce à cela elle a pu répondre avec douceur à Eli, alors qu'elle aurait pu être très blessante : « Anne répondit: Non, mon seigneur, je suis une femme qui souffre en son cœur, et je n'ai bu ni vin ni boisson enivrante; mais je répandais mon âme devant l'Éternel. Ne prends pas ta servante pour une femme pervertie, car c'est l'excès de ma douleur et de mon chagrin qui m'a fait parler jusqu'à présent. » (versets 15-16).

De l'humiliation à la restauration

Malgré tout ce qu'elle a vécu, Anne s'attendait toujours à Dieu, et nous pouvons reprendre plusieurs versets dans la Bible qui nous encouragent dans ce sens :

Psaumes 121:2 : « Le secours me vient de l'Eternel, Qui a fait les cieux et la terre. »

Esaïe 59:1 : « Non, la main de l'Eternel n'est pas trop courte pour sauver, Ni son oreille trop dure pour entendre. »

Psaumes 34:6 : « Quand un malheureux crie, l'Eternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses. Prie encore, retourne dans la maison de l'éternel. »

Au verset 17, Éli scella cette prière d'une parole prophétique :: « Eli reprit la parole, et dit: Va en paix, et que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée! ».

Mange ta part

Après cet événement, Anne s'est associé à la fête, et entra véritablement dans son statut de fille du Dieu vivant, et elle mangera à la table. Il y a un enjeu avec la nourriture (Pierre et la nappe d'animaux impurs, Ezéchiel et le rouleau, Adam et Ève et le fruit interdit).

Anne avait pris un engagement (verset 11) en faisant un vœu à l'Eternel : « Elle fit un vœu, en disant: Éternel des armées! Si tu daignes regarder l'affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n'oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai à l'Éternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête. ». Ce n'est pas un chantage, mais c'est plutôt de donner sa douleur à Dieu et s'abandonner entièrement à Lui car tout est par Dieu et tout est pour Dieu.

Pour passer de l'humiliation à la restauration, il y a un pas à faire: manger sa part. Adressons à Dieu la prière qui lui est due mais retournons à la table de la bénédiction et entrons dans la destinée de Dieu.

Dans le cours de l'année, Anne tomba enceinte de Samuel et elle consacra son enfant (qui devint le prophète Samuel) à Dieu (verset 20) : « Dans le cours de l'année, Anne devint enceinte, et elle enfanta un fils, qu'elle nomma Samuel, car, dit-elle, je l'ai demandé à l'Eternel. ». Il important de noter que chaque mois, jusqu'à l'accomplissement de la promesse, sa situation n'avait pas changé mais son attitude elle avait changé.

 

Notes de Maud

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